Libérée, délivrée…

Alors, voilà, il faut que je vous raconte un truc. C ‘est l’histoire de ma quête du Graal… (Ou en terme plus entrepreneurial, comment bien définir sa cible, il paraît qu’aujourd’hui on parle de définir son personna !)

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Quand je suis sortie de ma formation de décoratrice d’intérieur, je me suis lancée corps et âme dans le parcours « classique », comme l’élève modèle et la petite fille sage que j’ai toujours été. Je me suis mise en quête de mon client idéal : il devait avoir du pouvoir d’achat, il voulait gagner du temps et être bien orienté dans ses choix décoratifs. Mon client était tout bien comme j’avais appris durant ma formation. Le client de toute les décoratrices d’intérieur. Pourtant, dans mon business plan – que j’avais rédigé avant que je fasse ma formation – j’avais plutôt exprimé ma singularité : je voulais attirer le client qui a les mêmes valeurs et préoccupations que moi : environnementales, ne pas trop surconsommer, et exprimer sa créativité, et surtout celui qui pense qu’avec un petit budget on peut arriver (aussi) à faire des choses sympas !

1 an après la création de N’Hirondelle, le destin a voulu que je devienne distributrice de la marque Camaëlle (marque de peinture dédiée au relooking de meuble facilité, pour ceux qui ne suivent pas…). Je m’étais dit, « voilà un bon complément à mon activité de décoratrice d’intérieur », je considérais cela comme une prestation complémentaire à mes prestations « classiques ». Je suis depuis toujours convaincue par l’utilité de repenser notre façon de consommer de la décoration et je pensais être capable de convertir la clientèle de décoration d’intérieur à cette démarche. Je faisais fausse route. Étonnamment, je n’y arrivais pas, je ne m’épanouissais pas autant qu’espéré dans mon métier, même si je prenais déjà beaucoup de plaisir à l’exercer.

Ce week-end au Salon Art & Décoration, où je représentais la marque Camaëlle avec 3 autres distributrices et consoeurs, j’ai fait la rencontre d’un public et d’une clientèle dont je ne soupçonnais pas l’importance : celui qui veut consommer de la déco différemment. Celui qui trouve dommage de jeter ou se débarrasser de meubles, de bonne facture, solides, avec des capacités de rangement qu’on ne trouve plus dans le marché. Celui qui veut respecter l’environnement et surtout son environnement intérieur. Celui qui est prêt à apprendre à relooker et à faire lui-même, pour des questions de coûts, mais aussi pour se faire plaisir, pour faire quelque chose de ses mains, le plaisir de faire soi-même tout ça tout ça… Et ce n’est ni une question de pouvoir d’achat, ni une question d’âge, ni de sexe, juste une question de valeurs et de point de vue.

Ce public je l’ai attendu, j’y pensais depuis longtemps, il était la première cible que j’avais décrite dans mon business plan en 2014. Ces 4 jours passés à la Villette m’ont confirmé que ma première intuition était la bonne. 2 ans pour le trouver et confirmer son existence. Il suffisait aussi que je trouve le produit dont il avait besoin. Ce n’est donc pas la clientèle « typique » de décoration d’intérieur que je vais convertir au relooking. Mais la clientèle intéressée par le relooking à qui je vais proposer un vrai service, une vraie valeur ajoutée avec ma casquette de décoration d’intérieur et une démarche professionnelle pour repenser sa décoration avec élégance, style, cohérence sans que cela fasse bricolage du dimanche !

Bref, rencontrer (ENFIN !) ma clientèle cible m’a donné des tas d’idées (et des ailes). Je me sens libérée, délivrée !

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